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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

à domicile-SR

R,

Tu t'endors je le sens. Je suis rentrée gorgée d'émotions esthétiques et poétiques. Tout au long de cette journée j'ai tenu mon journal dans une lettre qui te sera adressée demain, oui les postes sont ouvertes ici même le dimanche. Cette lettre comporte un étonnant sourire : "le sourire d'un merveilleux souvenir". Tout l'intérêt du courrier papier...Mais je te laisse 3 ou 4 jours le désirer.
Je n'ai pas retrouvé mon épicier grecque mais un autre petit supermarché parfaitement achalandé et qui pour un dollars de plus livre les commissions à domicile.
 Demain se poursuit mon marathon des musées mais vu la richesse qu'ils renferment, deux aujourd'hui m'ont largement contentée et étonnée ce que j'apprécie par dessus tout. Les matins je cours en brassière tellement le temps est beau et ensoleillé, tout près de Lui je vole, ma main glissant sur son dos. Je suis allée ce matin jusqu'au port, demain j'irai aux rapides du Grand Bleu, prendre sa caresse humide sur mes joues en feu. La course est agréable, le vent aussi le long des rives, les points d'eau omniprésents. J'ai noté qu'on pouvait commandé "un bol de café" c'est à dire un allongé de tout son long!

J'ai pris le rythme de vivre comme bon me semble ici sans me soucier des horaires ni des jours d'ailleurs, mangeant quand ça me chante, me faisant plaisir, humant l'insouciance, paressant sous les rayons du soleil, lisant dans une brise et courant dans la ville qui doucement s'éveille. Ces moments je le sais n'ont de prix que s'ils ne durent pas justement. Ils me servent à me remplir d'images, de sensations et de vérités. Bientôt je sais que je vais me lasser de cette existence même idyllique.Je pense aussi à la rentrée que je laisse envahir ma ligne d'horizon avec plaisir et même avec un certain sentiment de sécurité et de tendresse.Enfant j'ai toujours attendu avec impatience  la rentrée des classes comme si ce rythme de travail et ses tâches à accomplir me donnait le sentiment d'exister vraiment et que les vacances n`étaient qu'une parenthèse nécessaire mais pas vitale. Lire avec toi, c'est donner du poids à l'existence en dedans, c'est donner de la hauteur, inspirer fortement. Et plus encore.
Ce soir je vais lire ces extraits d'auteurs Québécois parlant de leur Montréal. Une ville féminine, forte. J'ai toujours considéré NY au masculin. Mes amis québécois me disent avoir beaucoup de mal avec le genre...Après tout cela n'est pas évident.
 J'entends la sonnette, cela doit être mon livreur, j'ai très faim. Vois tu j'aimerais beaucoup manger du homard, mais seule ça ne le fait pas!

Comme j'ai hâte de manger du homard!
R tout près de toi, je me coule sans bruit, sans rien dire c'est inutile.

Rs

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