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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

???????Alors nous-SR

R, Le 27/06/09

Si alors le monde autour,invente pour nous...Ce courant impétueux qui nous emporte nous importe peu au fond : nous sommes solidement amarrés, le phare fonctionne à plein régime, le feu crépite et l'orage chaque soir lave la crasse du jour. Au matin, les volets s'ouvrent sur un ciel limpide.
Aujourd'hui, l'envie de t'écrire "Tiens bon" plusieurs fois m'est venue, sentant les turbulences intuitivement et puis ce rêve étrange où se sont mêlés souvenirs d'enfance rue de la fausse feuille à deux pas de celle des chats aux oiseaux et ton téléphone portable oublié à ton bureau que je devais récupérer...
La boulangerie paternelle, ma chambre donnant sur les toits, le rabat en zinc du rebord de fenêtre sous lequel je dissimulais des carnets déjà et surtout un "vrai faux" passeport indispensable aux voyages dont je rêvais. Peut être y sont-ils encore?

J'ai vécu 16 ans à Rt, lorsque mes parents ont vendu la boulangerie et le reste, je fus la plus perturbée. Ne plus passer derrière le comptoir et me servir, monter dans la chambre à farine telle un cocon immaculé pour m'isoler du monde technicolor, pénêtrer dans la chambre d'ami servant les veilles de fêtes de caverne d'ali baba aux moulages en chocolat, respirer à plein poumon le cacao et contempler la dernière pièce montée réalisée et surtout les dimanches descendre au fournil : l'agitation et les délicieuses effluves à leur comble, la pâte d'amande comme en fusion débordant des croissants sortant du four, les paniers d'osier glissant sur le carrelage moucheté d'après guerre chargés de pain crépitant, la cafetière italienne du père sifflant sur le gaz, les premiers clients, la devanture encore fermée:. des jeunes gens rentrant...se coucher. Comme j'aimais ces dimanches efferverscents jour de repos pour les autres.
Mais pas de nostalgie parce que le monde avance et que d'autres choses se préparent aussi chargées d'odeurs, de couleurs et de mouvements.

Des bruits m'étaient parvenus qu'un mouvement possible pouvait avoir lieu à Rt...Soit


Concernant un certain mois de juillet, j'ai réussi à dégager un carreau de carrelage blanc aux dimensions suivantes:
15/16/17/18 c'est vrai pas très carré. 
Je n'ai aucun avis sur le sens que voudra prendre le vent, j'ai juste très envie de me laisser pour une fois emporter et de ne pas résister ou même le penser. Ce n'est pas renoncer mais bien plus s'allier les évènements, le courant et le sens d'une nouvelle existence mains tenant.

Nous tiendrons la barre si sans quitter des yeux l'horizon d'un destin à deux, nous laissons les vagues balayer nos tourments, le vent polir les différents et le soleil ardent faire pâlir de jalousie nos poursuivants. 
Attachons nous au mât et disons nous sans relâche nos poèmes : la tempête rentrera se coucher et nous nous réveillerons alors dans le même lit à ce premier matin du monde.

Le notre.
Rdsd



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