Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

convertir?

L'amour pourrait convertir? changer les choses et les hommes? modifier le cours des existences, "renverser" les êtres.

Bahia nique les fachos pour les convertir. Seulement Bahia a connu le pédophile de service à l'âge tendre où tout s'imprime à jamais. L'amour, elle ne le connaît pas autrement : un abus, qui change tout, qui convertit radicalement pour le coup! A la haine dans le pire des cas et donc à la reproduction du vécu,à l'envie de se foutre en l'air dans le meilleur. Pas d'accord? Même si le suicide est un droit en dehors de toute considération religieuse : c'est Malraux qui le dit et moi qui le pense.
Et puis Bahia rencontre Arthur.
 Lui c'est différent. D'ailleurs si ça rate...ça ne peut rater, sinon, elle vivrait un second abus. En quoi faut-il croire? sinon en l'amour, le vrai. Il faut y croire toujours, assurément même si.
J'ai été abusée, une fois. Ce qui me fait penser que c'est fait! Une fois suffit pour toutes. Marie-jeanne, joggeuse à Tournon a été violée et tuée. Tant mieux pour le "tuée", c'est ce que j'aimerais dire à ses parents. Pour la mauvaise rencontre...la fatalité, le pas de chance, cumul du mauvais endroit et moment.
 Si je suis abusée une seconde fois, je suis prête à tuer. Je ne pense nullement à éviter ces courses tôt le matin, frôlant les camions endormis et longeant les bords du Rhône, remontant l'avenue et ses voitures pressées. A tuer, lacérer au bistouri le premier qui me touchera. Désolée. Un homme c'est comme un mérou, 3/4 de gueule et 1/4 de queue. C'est pas Malraux qui le dit c'est Bigard, l'humouriste gras et moi qui le pense
.
Le propos est dur mais terriblement réaliste. La poésie alors me sauve, dégage des petits moments de bonheur comme cet aprè-midi avec Serge reggiani et "Cet amour" de prévert. Je finirai sur ces mots doux et terribles à la fois mais qui savent me bercer pour calmer ma douleur.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article