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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

d-SR

RdSd

Lorsqu'un d semble en appeler un autre pour mieux imbriquer les deux mots, les deux sens.
Deux sens qui n'en font plus qu'un comme hier soir, aujourd'hui et demain.

Pourquoi aurais-je peur? Je ne reconnais pas cette sensation douce calme normale qui ce matin
m'enveloppe et me rassure. C'est peut être cela une petite peur douce fraîche amie qui prend la main.

R tu me précèdes et me succèdes, nos mains tenant et guidant nos épaules, tu marches

à mon bras du même pas aussi bien à droite qu'à gauche. Si bien qu'on ne reconnaît plus l'aveugle
du voyant.

Nous sommes nos yeux.

Si l'un disparaît la question ne se pose même pas. Nous serons toujours qu'un ici ou ailleurs.
Cela j'y pense comme une obsèdée mais cela ne me fait pas peur.

Tu parles de choix, j'ai du durant toute cette période en faire. Le dernier m'a couté.
Il n'y a pas de bon ou de mauvais choix, il y a une "juste" une lumière, une poudre d'étoiles qui
me guide sur ce chemin. Le besoin évident de me délester de tout ce qui n'est pas essentiel.

Pour mieux donner la main à l'évidence même : mon reflet dans le looking-glass a l'argent de tes

cheveux, le regard qui sait étreindre que seuls détiennent tes yeux et l'or crémeux de ta peau.

S alors se fond dans R. Tous les deux ferment les yeux uniques de leur être.

Nous n'avons plus besoin de voir, qu'en nous. Plus besoin de sentir que Notre corps enlacé. Plus besoin
de goûter qu'à la saveur de Notre peau. Plus besoin d'entendre que Notre mot :
RdSd

Tous les deux là bien serrés autour des deux majuscules qui rien à signaler indique aux passants éventuels
que peut nous importent les bourrasques, les vents contraires et les effondrements de terrain, nous
tenons bien debout. Que si il y avait une seule chose, construction qui devait rester debout après la fin du monde
ce serait nous.

Si le hasard voulait t'assoir ou même te coucher, je ferais de même. Sans pitié aucune ou fatigue.

Parce que le monde vivrait là plus qu'une fin, une disparition complète comme une étoile qui brusquement
s'éteint.

Ne crains rien de tout cela, je suis aussi là moi.
S

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