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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

je t'aime-RS-

Cantara, lundi 11 mai 2009, j'ai quitté mon phare mais pas mes convictions

Bonsoir S,
J'ai lu attentivement,
Je vois.

Ce que tu écris est dur.
Contrairement à ce que tu dis, je pense que notre chemin est significatif.
Si demain tu décides de l'interrompre, je m'inclinerai.
Je réapprendrai à pleurer à l'endroit.
Peu importe.
Il était une fois ne convient pas pour notre chemin.
Tu le sais. Pourquoi?
Parce que, dès le début nous avons convenu implicitement que nous nous livrerions corps et âme.
C'est ce qui se passe. C'est ce qui s'est passé.
Si tout cela, un jour doit s'arrêter, nous nous plierons.
Je refermerai mon âme, plus personne n'y aura alors accès de peur de déranger ce que tu y as agencé, organisé par ton sourire et ta voix et tes mains. C'est cela le sacré.
Tu me demandes la clé. Je ne sais pas.
J'ai envie de te voir sourire, de t'entendre rire, de sentir tes mains.
Elle est là la clé.
Cette clé, elle est ce que nous parvenons ensemble à ouvrir, à fréquenter, à dire, à faire.
Isolément, en revanche, nous errons en percutant les murs de la vie.

La clé, c'est ce que nous réussissons à apprendre l'un de l'autre, les livres et le monde à nos côtés.

Alors, je le redis au risque de t'agacer : je t'aime et , tu le sais je ne veux te déposséder de rien.
Aimer ce n'est pas posséder, c'est accompagner, suivre, guider en désirant au plus haut point se saisir sans se confisquer.

Je le redis, je t'aime.
Ce que nous avons fait à ce jour, mérite ce mot.

Peut-être ressens-tu cet amour comme envahissant et possessif; ce n'est pas mon intention du tout.
Je le redis, je t'aime parce que nous réussissons à nous livrer l'un à l'autre dans un bonheur partagé.
Il y a des questions, il y a des interrogations, il y a des victoires et aussi des douleurs mais il y a surtout cette rencontre inespérée entre toi et moi.

Je suis là, je veux entendre nos impressions réciproques, je veux te connaître plus loin encore.

Mais cela n'est pas possible sans toi.
Comme la liberté est une condition essentielle de l'amour entre deux êtres, je n'entends pas l'oublier.

Fais comme tu l'entends, je ne t'en voudrai pas, jamais.
Je réapprendrai simplement à pleurer à l'endroit en reprenant un à un tous les chemins, les routes, les lieux qui nous ont si bien
abrités et où, je te le dis, il s'est passé autre chose que "il était une fois".

Je t'aime.
R.




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