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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

je voulais te dire que je suis heureux-RS

Cantara, Mardi 4 août 2009, 8h21, notre œuvre a déjà commencé

Bonjour, bonne nuit S,
C’est mon tour de passer en mode veille. Ton texte est exquis.
Je sais que tu dors doucement, là, juste après m’avoir décrit les vibrations que cette ville te procure.
Nous avons dormi ensemble, parfois, pas assez.
Quand nous dormons ensemble, il se passe des choses douces et fulgurantes.
C’est un peu comme si notre rencontre se prolongeait au plus profond de notre être.
A un moment donné, il n’y a plus de mots, plus de gestes, plus de regards pourtant la rencontre continue, vient doucement s’infiltrer au-dedans de nous-mêmes, sans bruit. Je ne sais par quels canaux mystérieux, ta vie, à ce moment-là aussi se mêle à la mienne. Un chimiste dirait, sans doute, qu’atomes et molécules s’unissent spontanément, se relient, se structurent par osmose naturelle et spontanée. Un astronome dirait, quant à lui, que presque imperceptiblement, deux étoiles s’assimilent petit à petit en accordant les longueurs d’ondes de leur rayonnement lumineux. Un poète, S, ne dirait rien, absolument rien : tu sais pourquoi ? Parce que quand un poète est témoin d’un phénomène magique, essentiellement sensible et humain, il ne touche à rien, il savoure d’abord la puissance silencieuse du phénomène, il s’en abreuve et simplement sourit intérieurement au bonheur qu’il ressent devant ces secondes d’éternité.
Il se passe exactement cela lorsque nous dormons l’un et l’autre côte à côte. J’en ai eu plusieurs fois la preuve.
J’ai attendu avant d’essayer de le mettre en mots mais, aujourd’hui, le décalage horaire rend encore plus visible cette magie de deux âmes.
Dans cette évocation, il n’y a de ma part aucune nostalgie, aucune mélancolie S. Il y a simplement des éclairs de vérité. Je défie quiconque de nous prouver le contraire.
Cette expérience d’existence aussi, tu vois, nous la poursuivrons, elle est inscrite dans l’équation de notre rencontre.
Ainsi, notre œuvre a déjà commencé. Nos mains aussi sont bâtisseuses, leur dialogue intime est permanent.
En te lisant comme en t’écrivant, je ressens la multitude d’expériences d’existence que nous avons à entreprendre. Vois-tu ce besoin farouche de communiquer que nous éprouvons l’un et l’autre. Le monde qui te parle, le monde qui me parle, nous voulons le parler ensemble. C’est cela la première étape de notre œuvre, ce parcours sensible et lyrique partagé est installé, il fonctionne à merveille.
Si, un jour, on me demande : « Pourquoi la vie est-elle belle ? », je crois que je saurai la réponse.
Elle est un Etre, son prénom commence par la l’Etre S.
Tout ceci n’est pas un rêve, tout ce ci n’est pas volatile, tout ceci n’est pas autour, c’est au centre.
A l’heure où je vais reprendre mes activités quotidiennes de surface, je sais que je suis guidé par cette seule force, cette seule énergie.
Nous sommes deux venus l’un à l’autre.

Je t’embrasse mon amour, aussi fort que ces mots.
Je te protège, je te protègerai deux mains et toujours.
T’enroulant en moi. sr


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