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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

le ballon rouge-SR

Le 03:07:09

R,

A l'heure, où tu quittes ce phare désormais inutile puisque nous partons vers d'autres lieux, d'autres rivages, la décision est prise de le fermer à jamais. Jamais un autre, une autre ne pourra émettre une lumière aussi puissante, d'aussi grande portée et aussi profonde...

Cette création mutuelle est unique, elle ne porte pas le nom d'une quelconque oeuvre d'art : le véritable art est à mon sens celui qui ne porte pas de nom. Notre amour est brut, une pierre à l'état pur. Jean Dubuffet donne la plus belle définition de ce type de création auquelle j'apparente notre "fabrication" un art brut :
"l'art ne vient pas coucher dans les lits qu'on a faits pour lui ; ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s'appelle."

Moi je dirais même plus que nous nous n'avons même pas besoin de nous appeler, de nous nommer, car nous existons par delà l'apparence. Nous sommes purs esprits.

 Ton discours n'était compréhSensible que par deux êtres au dessus desquels volaient les mots gracieux et les idées légères, la caresse du souffle de la ponctuation et l'envoutement du silence d'entre les phrases.

Ton discours r m'a fait l'amour, oui devant tout le monde confondu, au mépris des conventions, en l'honneur du sens.
Je pense essayer de dormir demain, de ne rien faire juste pour avoir le plaisir de ne penser qu'à toi : oui inutile dele penser d'ailleurs. Je pense à toi comme je respire sans y penser! Mon corps entier vit au rythme des ravages soudain de la chose dans mon bas ventre, à ses ébats dans ma tête. Il est malmené, secoué, agité mais il résiste car il sait que c'est ainsi qu'il existe. 

Mon ami AA a décommandé sa venue pour demain; hospitalisé d'urgence dimanche, il est ressorti aujourd'hui très affaibli physiquement et moralement. Ses fils devraient lui rendre visite ce weekend. Cette nouvelle d'un ami qui va mal m 'a mise à mal jusqu'à ce soir...J'ai dit une chose horrible et en même temps ultimement vraie : j'ai appris à Espritroyal à aimer les enfants parce qu'ils m'ont appris à m'aimer moi même. Nous  avons appris à nous aimer nous même pour pouvoir aimer les autres et puis les arbres dehors, ces fleurs fraîchement cueillies intentionnellement ou pour rien, le plaisir des livres, ces belles lettres sur les pages rainurées et ces pastels dans un ciel d'un bleu enfantin.
 A X, une journée de juillet, j'ai fait une rencontre dans un bureau suffocant, devant un café noir et des gâteaux secs ou des chocolats? à attendre des personnes en retard à un rendez-vous "autrement" important. J'ai contracté comme on dit à Espritroyal ensuite un mal étrange, qui a progressivement ensuite contaminé chaque partie de mon corps. Mon âme ne sera pas épargnée, elle l'a réclamé!
Non je n'ai pas dit ça, non je l'ai hurlé à l'intérieur. De toutes façons comme tenant la ficelle d'un ballon, ils ont paru soulagés de me savoir aussi haute après m'avoir vu aussi  bas. Alors ils ont lâché d'un commun accord la ficelle et le ballon "rouge" s'est envolé tout doucement vers l'horizon pour ne jamais revenir, léger, le coeur gai et frémissant. 

Enfin un petit mot ultime de mov qui me rassure sur la couleur que je trouverai à Rt...Et une passation de clés exemplaire avec mon remplaçant qui me rassure aussi sur le sort qu'il réservera aux 16 nouveaux bouts frais et malléables de septembre : j'ai confiance. Même si la couleur de la nouvelle peinture de classe qu'il a choisi me laisse quelques doutes sur ses sensibilités plastiques... 
Je suis donc pleinement rassurée! Un cadeau encore de VM. La page de X est tournée, non je ne reviendrai pas même pour courir, me promener ou revoir quelqu'un. Une seule personne va me manquer parce qu'elle a beaucoup compté c'est S une "improbable" rencontre m'incitant à pénétrer dans ce que je croyais être le royaume des morts : la maison de retraite. S m'a appris à les regarder, à rester! à résister à l'envie première de fuir pour s'apercevoir que la vie suintait de chacun d'eux, riche et lumineuse.
 
Fin, faim de toi déjà. Heureusement écrire, t'écrire me procure un baume sur les plaies.
Je te regarde, je te garde.
rdrsd? Impossible en effet

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