Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

le chapeau volant-RS

Chicoutimi. 11h07

R,

Du Moustache café, survolant mon eeepc, tes mots m'en revêtant. J'attends mon bus pour Tadoussac puis Sept îles. Y m'a avoué que peu de Québécois s'étaient rendus à Sept îles. Cette destination n'est pas une destination de hasard. Mon vélo est dans une boîte qui m'accompagnera, là bas pas de nouvelles de l'auberge pour les trois nuits d'avance sur ma réservation. Je suis tellement bien avec toi que peu m'importe, je sais que tout se passera bien parce que désormais je le conçois comme ça, je le pense comme ça.Les gens sont d'une gentillesse incroyable, ici jamais de problème, on prend son temps à la mesure de l'espace ; on a tout son temps, on a tout l'espace. Je t'ai écris papier aussi hier soir et posté la lettre au bureau juste à coté "Bonjour, ça va bien?" . C'est la formule d'usage ici.
Oui!!! ça va bien, s'il savait combien ça va bien! Presque envie de lui raconter mon bonheur de voyager avec toi dans mon coeur, dans mon corpS.
oui, plus jamais, autant de temps sans se toucher, s'aimer, dormir, respirer ensemble le même air, marcher dans les mêmes traces, se tenir la main, se serrer, se bercer. Ton chapeau ne me quitte plus, hier en pédalant sous la pluie le long du lac devenu atlantique, il s'est envolé. J'ai laissé choîr le vélo sans hésitation, j'ai couru le rattrapper, le ramasser, m'en coiffer jusqu'aux oreilles! Le perdre inimaginable! Décidément même le chapeau est volant . Il vit mon voyage, me protège de la pluie, du soleil. Plus tard dans le bus, il me permettra de dormir, recueillant ma tête sur le rebord de fenêtre. Lorsque je le pose sur mon visage, alors je te respire.
 Sur la piste trempée désertée, je roulais à vive allure, jambes écartées au dessus des flaques comme une enfant ; sur mon mp3 FUGAIN chantait comme un oiseau.
JE VAIS emprunter la route des phares, un chemin lumineux. Je souris parce que tu me l'as appris, pour toi. Tu vois mon sourire? Il traverse les océans, les continents, s'échoue sur une île, la tienne.

Je t'ai...dans la peau R; je t'ai...me.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article