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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

les murs

Isaac Newton :" Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts."

A force de se cogner la tête contre les murs, il ne vient que des bosses dit le proverbe; Alors que faire? l'abattre, le contourner ou s'en retourner?

Parfois souvent, la lassitude me laisse au pied, la nuque renversée, le regard perdu dans la hauteur de l'édifice qui semble alors bouger, osciller, comme prêt à s'effondrer...Juste une illusion d'optique.

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j'ai reçu des promesses, lu des mots, entendu des paroles ; tous constituent le socle, la base pour m'élever encore, rester debout. J'y croirai jusqu'au bout, pas bien loin...Pour que le mur s'abatte définitivement. Le regard de Ventura sur sa fille lors de la scène finale est de ceux qui disent, de ceux qui lisent et entendent et qui font fi des murs et de leurs bâtisseurs.

Lorsque je publie cette correspondance improbable, je n'ai plus de mots ou alors trop. N'étant plus  en partance puisque partie déjà, je ne sais plus où faire un pas. Je réitère alors, je tourne en rond jusqu'au tournis.

Dans la rue, dans les bd alternatives dont je raffole maintenant, dans les regards furtifs au passage protégé ou clouté, je devine le même malaise : le souci. Peu de gens en vérité. Faut-il toujours un grand malheur pour que la question s'insinue, une maladie, un deuil, une disparition? La solitude est un refuge, la question est personnelle. Trouver une réponse est illusoire. Il n'y a pas de réponse. Je vis mon temps à retourner cette question en tous sens, plus rien d'autre n'a d'intérêt...au fond.

J'ai le sentiment merveilleux et extrême d'avoir vécu le ...mieux, le summum. Tout ce qui va suivre ne fera que le confirmer, n'en déplaise aux positivistes. La science, la religion, la psychologie ne m'apportent rien si ce n'est davantage de froncements de sourcils : ce qui marque mon front là précisément entre les deux yeux.

Je veux retrouver ce sourire si particulier, ce sourire qui parle, séduit, convaint. Un sourire qui ne ment pas parce qu'on ne lui a pas appris tout simplement. Ce sourire est né pour se perpétuer.

Ici il végète, s'endurcit, perd son naturel. Bientôt il ne sera plus qu'un vague souvenir, une idée sur des lèvres réprimées. le sourire n'existe que par le souffle, la respiration. Il faut désormais que F. me dise "respire" pour qu'au dernier moment j'y pense entièrement.

Comme mon sourire se perd, ma respiration devient artificielle. je l'entretiens certes mais pour combien de temps?

Cet été est interminable. Je ne saurai bientôt plus qu'égrener les saisons entre mes doigts vides.

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