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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

mister r - SR

"We are different, in essence, from other men. If you want to win something, run the 100 meters. If you want to experience another life, run a marathon."
"I was not talented enough to run and smile at the same time."

Ces deux citations sont d'Emile Zatopek, le plus grand marathonien du siècle appelé aussi la locomotive tchèque.
La première, je l'entends fortement, chaque marathon est pour moi l'occasion d'un nettoyage du disque dur, heures intenses de réflexion profondes intimes.
La décision ne se fait pas attendre ensuite, elle modifie infailliblement le "cours" de ma vie. Alors oui, il n'y a rien à gagner lors d'un marathon mais tout à perdre pour s'alléger. Après, le chemin à suivre est plus clair et l'esprit remarquablement léger. Pour infléchir, m'approprier ma destinée comme je l'entends,
J'ai besoin de ces retrouvailles...ce corps à âme.

Deuxième citation...On a toujours reproché à Emile son visage grimaçant, un masque de souffrance qui ne le quittait pas tout au long de la course. Ensuite Emile était un homme charmant, aimable, heureux et souriant. Le sourire c'est l'arme magique et fatale.;;
Je ne le soupçonnais pas, c'est toi qui me l'as appris. Je l'ai "éprouvé" durant ce dernier marathon, l'effet fut immédiat. Dommage pour Emile, quoique son parcours ne puisse guère être plus exemplaire.

Autre chose revenue de mon envOlée ce soir : les choses terrestres me relient au sol, elles pourraient me retenir, je n'y accorde donc aucune importance.
Beaucoup de mal du coup à être en phase avec mon époque. Je me sépare donc aisément d'objets qui sembleraient ne pouvoir être cédés pour d'autres. Echanger mon appartement, ma voiture, mon lit, mes vêtements et même mon ordinateur.
Un objet que l'on pourrait imaginer immortel et universel est pour moi éphémére avec une durée d'existence en forme de parabole.Il sufffit que j'affiche cet objet pour progressivement m'en détacher. Seule son utilité immédiate a valeur, les sensations qu'il dégage, son toucher. J'apporte par contre une énorme importance à la propriété privée mais dans un sens très différent de celui d'un système capitaliste. Je suis "libérale" car égoïste : je m'explique : un objet
n'a de la valeur que pour une personne, cette valeur est sentimentale, elle ne concerne que très peu d'objets et rarement ceux du marché! le capitalisme est un leurre, une troisième dimension : les gens s'y perdent, oublient leurs valeurs personnelles très égoïstes, Et  pourtant ces valeurs sont celles qui les motivent, les propulsent, les rendent vivants. Dans un système coopératif ou socialiste, ces valeurs encore sont niées mais d'une autre façon.
L'idéal est un détachement naturel des objets "fabriqués", agir seulement guidé par la nécessité! ou le fortuit, sans jamais aucune intention. Pour cela, il faut de l'espace et accepter de perdre! ses repères, les repères enseignés. Le Québec, le nouveau monde doit m'obliger à cet état que je cherche.

Seulement comment vivre sans repères par choix au milieu d'une forêt de panneaux indicateurs et de navigateurs tom tom en tous genres. Dans ce monde hyper balisé,on ne peut plus se perdre, on ne peut plus disparaître et réapparaître à sa guise : on n'est donc plus libre.

Puis la solitude, elle est essentielle elle renforce son homme, le rend humain, en fait "quelqu'un". Autre raison pour laquelle je ne croIS pas à un système collectif.
Il faut que chacun préserve son monde au moins intérieur et dans le "bruit" ambiant, cela devient de plus en plus ardu. Au cours de silence de Pennac, j'ajouterais des cours de solitude. La course de fond est solitaire même au sein d'un départ de 40 000 personnes.

La solidarité est ailleurs, c'est parce qu'on est libre qu'on accepte et même désire d'aider l'autre. Un effet TAPAGEUR d'un égoïsme affirmé et intégré.

Enfin, le symptome de saturation qui fait que possèder plusieurs mondes c'est pouvoir passer de l'un à l'autre pour respirer différemment, un autre air. Essentiel.
L'impression de respirer autrement et donc d'être quelqu'un d'autre : alors nait la pudeur, la peur d'être dévoilée...mais à chaque la sensation exquise de découvrir un nouveau monde.

Loin des yeux, près du coeur dit-on.
Tes yeux
s

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