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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

ne rien dire juste penser et écrire-RS

Cantara, samedi 1er août 2009, m^me si on est déjà dimanche,

Bonsoir S,

J'ai écouté attentivement les deux chansons, entendu leurs horizons de sens.
Ne rien dire, laisser faire, voir cette île de plus en plus palpable, reconnaître le pont qui y mène et...
l'emprunter ensemble avec un seul billet aller.

Voilà un programme qui me convient s'il est le nôtre.


J'ai donc continué les lectures, les voyages au pays des émotions et des sentiments.
Un fragment de Badinter : 'L'un est l'autre"
C'est pas mal vu, notamment par rapport aux pensées amoureuses, aux rapports des désirs et à ce que l'un peut recevoir et donner à l'autre. Avec cette dialectique inévitable du don de soi dans l'amour et de l'espace de liberté essentiel de chacun.

Plus loin, un fragment de Michel Tournier : "Vendredi"
et un retour naturel dans l'eau et les rêves.

J'y ai trouvé ceci :
Vendredi ou les limbes du pacifique, Michel TOURNIER, NRF.
« Exister, qu’est-ce que cela veut dire ?
Ça veut dire être dehors, sistere ex.
Ce qui est à l’extérieur existe. Ca qui est à l’intérieur n’existe pas. Mes idées, mes images, mes rêves n’existent pas. Et, moi-même, je n’existe qu’en m’évadant de moi-même vers autrui.
Ce qui complique tout, c’est que ce qui n’existe pas s’acharne à faire croire le contraire. Il y a une grande et commune aspiration de l’inexistant vers l’existence. C’est comme une force centrifuge qui pousserait vers le dehors tout ce qui remue en moi, images, rêveries, projets, désirs, obsessions. Ce qui n’ex-siste pas in-siste. Insiste pour exister. Tout ce petit monde se pousse à la porte du Grand, du vrai monde. Et, c’est autrui qui en détient la clé. »

« L’eau et les rêves », Gaston BACHELARD, CORTI.
« On ne rêve pas profondément avec des objets. Pour rêver profondément, il faut rêver avec des matières. » page33

« Près du ruisseau, dans ses reflets, le monde tend à la beauté. » page 38

Et, plus loin, «  Sans un pôle dans le monde, la polarité ne pourrait s’établir.» Idée très précieuse si on admet qu’une vérité cosmique peut aussi devenir une vérité individuelle, s’appliquant à deux êtres qui se sont choisis.


Ma journée a été active et variée.
J'ai poursuivi mon entreprise de tri des objets, un peu comme un pré-déménagement.
Besoin de faire de la place, besoin de me défaire de quelques vestiges accumulés avec le temps et qui n'ont plus lieu d'être.

Je t'ai également écrit une lettre que j'ai postée ce matin.

Bref, j'arrive manifestement à un grand saut dans ma vie, grand saut auquel je me prépare tant mentalement que matériellement.

Je crois devoir également distinguer deux décisions séparées.
La première concernant ma nouvelle orientation de vie professionnelle et personnelle.
C'est-à-dire ce que je serai devenu dès septembre individuellement.
La seconde qui est le fait de ta présence, de ton existence, de toi, de ta vie.
Là, nous marcherons ensemble comme tu le sens, comme tu l'imagines, comme tu le veux, comme tu le peux.

Tout ce que je t'ai écrit jusque là est actif, réfléchi et tangible. La peur aussi.
Mes mots à ton égard m'ont servi à cerner mes visions, ils ne sont pas volatiles.
Ils ont joué le rôle de lampe frontale, si je puis dire.

Dans notre rencontre, il y a avenir de vie. je ne sais pas comment l'écrire autrement.
Il y a aussi risque, risque de perception de contraintes ou d'entraves. Je mesure ce risque, je l'accepte me sentant prêt à l'assumer pleinement en accord avec toi. Ma peur est là, mais cette peur fait, pour moi, partie de notre rencontre.
il n'y a pas de vraie rencontre sans peur, nous le savons toi et moi.
Tu vois mes mots, ce soir sont directs.

Directs, sans doute, par l'impact de cet éloignement, de ce manque de toi.

Ne te sens pas obligée de répondre là, prends ton temps, si j'osais je dirais : prends conseil tout autour de toi, dans ce nouveau monde que tu explores activement.

Nous aurons à nous dire ce que nous voulons faire de cet axe Rt/NY.
Et de tous les petits qui vont avec.

Mes mots vont, ici, te paraître solennels. Non, ils sont suite logique de Toi-Moi.

Ces mots directs sont sans doute, ce soir, ma façon de te serrer dans mes bras, ma façon de t'aimer.
Le phare a bien fait son travail, il cède sa place aux maçons mains tenant.

Je te berce mon amour, tu vois je ne dis rien ou presque, simplement l'essentiel.

Du CAIRN en passant par Vrs, d'autres sommets sont en vue.
sr

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