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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

rien qu'à toi s-RS

Cantara, mercredi 28 juillet 2009, oui S, nous y sommes

Bonsoir S,
Je lis tes messages en manque de toi.
Tu sais cette absence, cet éloignement est terrible.
Je réalise au fond des choses, au fond de moi ce que tu es devenue, ce que nous sommes.
Je n'existe que dans l'attente de ta présence ultérieure.
Cela fait une semaine que nous ne sommes pas vus.
Ton corps me manque.

Quand je dis ton corps, je veux dire tout ton être.
Bien sûr, j'en profite pour m'occuper de multiples travaux domestiques, ici, à Cantara.
On pourrait même dire qu'il semble que j'aille bien.

Il n'en est rien. Je t'attends, je revisite tous les moments passés en ta compagnie depuis le début de cette première rencontre miraculeuse.
Je mesure le feu qui me ravage. Je mesure l'enjeu des prochains mois.
L'obsession d'une vie partagée toi et moi s'impose jour après jour.
Cette vie, si je ne sais les formes qu'elle prendra, je sais, en revanche qu'elle est incontournable, impérative, nécessaire ,vitale.

Oui, S, tu vois comme les choses avancent et prennent sens.
Quand je te lis, je savoure l'élan de tes mots, le bonheur de tes découvertes, l'énergie de ton vol en terre canadienne.
Tout ceci est d'une beauté rare et authentique.

Mes pensées sont entièrement orientées vers ce que seront nos jours futurs.
J'ai, je dois le reconnaître, un peu de mal à t'écrire cela, ici, alors que tu es en pleine expérience de découverte d'un nouveau monde.
Pourtant, je sens que je dois te dire la profondeur de mon amour pour toi, son orientation ultime.
Dessinant chaque jour plus précisément les contours de deux mains, je veux te prévenir, je veux que tu saches que ce rêve d'une vie avec toi est passé au rang de réalité tangible et indispensable.

Ton corps me manque, ton corps c'est pour moi toute ta présence, de tes cheveux à tes orteils, de ton souffle à tes silences.

Ce que je t'écris, comme chaque fois, est sincèrement ressenti et réfléchi.
Cette réalité d'une vie, comment dit-on, partagée, commune, mêlée, unie est à notre portée.
J'entends donc construire cette vie à deux avec toi.

S, dans ce message, ce soir, il me semblait indispensable de me situer.
C'est chose faite.

Dis-moi si ce que je t'écris t'inquiète ou porte atteinte à tes propres visions.
Je t'aime et je veille activement sur toi, sur nous.

te bercer, t'enrouler encore et encore.
sr



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