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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

sur l'eau, dans l'eau avec toi -SR

Falardeau. 8H46

R,

Cette absence, ce manque devient dur, pesant, palpable, une masse là enkystée à même ma peau, mes os. Elle grossit.
Hier au parc, j'ai tout appris de la vie des orignaux, leur reproduction, leur alimentation, leurs deplacements. Je saiS même distinguer le mâle de la femelle rien qu'à leurs empreintes. Je sais sentir ta présence aussi dans le vent qui agite la surface du lac. La plage était rouge, j'ai marché sur l'eau loin au milieu de ce lac dont je ne distinguais même pas l'horizon. Un lac du milieu, une mer du milieu des terres comme celle sur laquelle tu navigues aujourd'hui. Tu vois, partout les lieux se ressemblent et se confondent parce que nous sommes toujours ensemble quelque soient les océans, les montagnes, les tourbières qui nous séparent.
Écrire c'es tautre chose, c'est autrement. Quand on écrit, on avance, ON COURT MÊME! Quand on écrit, on ne garde pas comme avec des photos, on donne. Quand on écrit on n'amoncelle pas, on creuse...au fond de nous. Quand je t'écris R, quand tu m'écris déjà nous vivons ensemble, nous avançons, nous bâtissons.
Le Québec est rouge clair comme mon baiser sur tes lèvres. Le Québec est recouvert de framboises et de bleuets que tu peux même cueillir sur la plage de sable rouge. Hier en roulant sur la piste du parc, j'ai pensé à nous deux, à mes filles. Avant hier aux chutes aux Galets, je me suis sentie oppressée : l'immensité, l'infini, la puissance crue de la nature prête à te dévorer. Personne seulement moi et mes pensées. Ici un seul instant d'inattention, tu disparaîs...tu te volatises, tu n'es rien. À moins que quelque chose de plus puissant encore que cette nature te rattache, t'attache solidement à cette terre : toi mon amour. 
Aujourd'hui je vais en vélo toujours sur cette piste des bleuets aller à la rencontre de la culture indienne et encore regarder ces chutes furieuses, cette eau qui partout ici coule déchaînée, violente pour se calmer seulement dans des lacs immenses. Hier soir encore je me suis baignée dans le lac Clair, avec toi. tu nageais le long de moi. L'eau m'a bercée et caressée comme toi . Comme tu me manques R.
Viens cette nuit, rejoins moi dans mes rêves, dans nos rêves communs. D'une existence unique que je désire avec toi.
Je suis à la proue du bateau, mes bras sont entrouverts, mes doigts palpitent, mes yeux sont fermés, mon visage se baigne des embruns de tes baisers, mon corps est attaché au tien solidement. Le bâteau peut sombrer, nous sommes Unis pour toujours, c'est fait.
Mon amour, viens.


D'écrire ces mots et mon corps tressaille.

Rs

R  

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