Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

t'écrire plus fort encore-pour te tuer--RS

Cantara, jeudi 24 décembre, j'ai besoin de t'écrire

S,

Ces heures ont été intenses et dures. Je t'ai tellement serrée contre moi que j'ai là devant mes yeux gardé ton visage rose et souriant.

Je sens que tout ceci est très fort, pour toi, pour moi.

Je revois toutes nos expériences antérieures, ensemble dans tous ces lieux différents qui sont mains tenant devenus comme... sacrés.

Je te garde, je veux te garder. Je vais t'aider S, t'aimer encore.

Sors le plus vite possible de l'hôpital, fais toi prescrire les quelques remèdes dont tu as besoin en ce moment et sors.

Je connais et ta force et ta vulnérabilité. J'ai confiance en ta force. Je veux être là, encore, si tu le veux aussi et à ma façon pour te donner de la force, pour te convaincre que la Rencontre c'est cela aussi et surtout ce souffle à deux que rien ne peut éteindre même si parfois il semble lointain.

Je garde au plus profond de moi tes yeux, ta voix, ton sourire et cette course dans la neige.

Nous allons nous en sortir ensemble, par aides réciproques parce que nous le voulons.

Je pense à toi, ce soir comme jamais. Tu dois m'entendre penser si fort à toi.

Je te veux debout, c'est la seule silhouette que je connais de toi, la seule silhouette qui te ressemble, je vais t'aider parce que je t'aime.

Sors dès que possible.

Rien qu'à toi, ce soir, comme hier, comme deux mains, deux mains qui se serrent.

Rde.....tu connais

ceci est la dernière lettre de R, s'ensuivra une relation d'une année 3 mois après que je sois sortie de l'hôpital. Il voulait me convaincre de me faire interner. Qui est malade? J'écrirai le mémoire de mon master en un mois, après qu'il m'est définitivvement quitté, abandonné comme un chien, sans prévenir.Je me souviendrai longtemps de cette portière de voiture qui claque comme une gifle ; une claque qui m'expulse définitivement de cette relation  foetale, bercée dans un vase clos. Je vivrai, exilée une année de plus uniquement dans son souvenir, de ce bonheur...auquel j'ai cru intensément, et raisonnablement. Aujourd'hui encore je rêve régulièrement de lui. Je n'ai pas honte de cette relation, je la proclame comme un des plus beaux moments de ma vie. J'en admire les guerriers et les guerrières autant que je plains les déserteurs.]

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article