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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

tes lettres, l'immensité en mots-RS

Cantara, Samedi 22 août 2009, il est 0h06.

Bonjour S,

 Le bonheur de lire et relire tous tes courriers. Tes mots ne décrivent pas, ils parlent, ils soufflent l'immensité de tes multiples découvertes.

Je te reconnais, là, vraiment.

S, je crois que tu es terre, eau et air à la fois. Ces élans de découverte diffusent de ton corps entièrement où que tu sois. J'ai continuellement auprès de toi perçu ta passion de la liberté, des grands espaces et du vol.

Quand tu te déplaces, tu voles S, tu le sais. On peut le deviner rien qu'à te regarder marcher. J'aime marcher à tes côtés, main dans la main.

Tu te souviens de ce que j'appelais nos mini-randos? Des germes, de simples germes d'une vraie route, immense et magique.

C'est ce que je ressens de plus présent entre nous, ce désir commun, marié, de la progression dans l'espace.

Souvent, je me suis posé cette question : quel est cet amour qui n'a de cesse de vouloir se dire tous langages confondus?

Qui sommes-nous? Qui sommes-nous pour avoir autant besoin, à notre façon, de Rêver le monde, le Dire et le Faire?

Tu sais, S, tout ceci entre nous est étrange. L'étrange, c'est cette maturité que nous ressentons l'un envers l'autre.

 Nous sommes deux organes d'un même corps. Deux organes d'un même corps, c'est ce qui pourrait expliquer l'impossibilité naturelle, physiologique de l'un sans l'autre.

Je ne peux plus sans toi, je ne peux qu'avec toi, toi, S, toi seule.

Aujourd'hui encore, je n'ai cessé de te parler, de conjecturer deux mains, les nôtres. Il m'arrive de regarder ma main, qu'elle est pauvre sans la tienne, qu'elle est triste sans la pression de tes doigts. Je n'aime pas faire souffrir ma main, je la veux remplie de la tienne.

En relisant tes lettres, j'ai été très ému. Destinataire comblé des images de ces lieux si imposants et sauvages.

Je crois réapprendre à lire, à lire pour de vrai, à lire au plus profond de ta chair. C'est cela t'aimer S.

 Ce don que tu me fais de tes mots est pour moi magnifique, ravissant et profond. Ces mots sont ta chair, tes lettres ton corps qui se livre. Je mesure, crois-moi,l'importance de ce à quoi tu me donnes accès. Ce sont tes mots (tes silences aussi, comme tes regards) qui forgent mes visions.

J'ai envie de t'enlever, de te kidnapper, de te dérober, de te ravir. Souviens-toi, il y a plusieurs mois, lorsque nos mots par SMS nous étonnaient déjà : allaient-ils s'effacer ou allaient-ils fabriquer le monde? Cette seconde option suit sa route, tu vois. Le monde devant nous, le nôtre, est à nous.

J'ai dormi avec toi. J'ai dormi avec toi. Toi et Moi. Tu le sais, nous avons touché le ciel.

 Vivre ensemble. Deux mots, deux mains.

Vivre ensemble, toi et moi, une vision à notre portée.

Vivre ensemble, un bonheur qui nous effleure tellement nous le pensons, tellement nous le sentons.

 Ne sois pas heurtée S, tu sais au fond de toi que c'est ce qui va nous arriver, sans précipitation mais inévitablement.

Nos coeurs et nos corps ont parlé, ils le réclament.

Je t'attends mon amour.

Je t'attends activement.

 Ton regard, ta voix, ton corps, tes mains m'appellent.

A ton rythme, à ta guise, mais Toi, Sandrine, rien que Toi.

R Mon Al qui te soulève et t'enroule au plus profond de nous

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