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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

Tes mots sont exquis jusque dans la douleur-RS-

 

 


Cantara, le 1 ou le 2 mai, en fonction de l'heure

Bonsoir S,

Je veux te dire que je te cherche comme tu me cherches.
Entre hier et aujourd'hui, je n'ai pas changé en ce qui nous concerne.

J'aime ta présence et je vis, chaque instant, avec ton image, tes lignes, ta voix
complètement imprimées en moi.

Tu vois bien, tu le constates aussi,nous éprouvons le besoin permanent de rester en lien, de nous parler,de nous dire nos joies, nos peurs, nos douleurs, nos doutes et nos désirs. Ce besoin ne peut être tari par aucune influence extérieure à nous deux.

Depuis hier, pour moi, il ne s'est rien passé qui modifie cette réalité. Il n'y a pas de triangle comme tu dis.
Il y a notre rencontre qui déroule ses formes et ses territoires depuis un certain temps déjà et si plus loin un vent se lève, un bruit vient à retentir, aucun impact ne se réalise.
La peur qui m'est venue est celle générée par le manque.

Dans un message antérieur, je te disais que nous ne connaissions peu de choses de nos vies "latérales".
Le moment est peut-être venu d'oser situer également ces "mondes".
Je sais que de ton côté tu n'y es pas favorable, tu veux séparer.

En ce qui me concerne, je ne puis plus séparer notre monde à nous du quotidien. Comme disent les bons géomètres, la verticale passe aussi par l'horizontale à un moment de sa trajectoire.

J'ai tout simplement hâte de te retrouver ne sachant pas me faire au manque. Et, constatant que le manque me perturbe grandement, j'en déduis que ta présence compte pour moi. J'ai choisi de ne pas lutter contre la douleur de ce manque, je l'accepte et je la reconnais (parce que ma chair l'exprime) . Je me dis simplement que si ta présence a , à ce point, fait vaciller mon être c'est que notre route a besoin de lendemains.

Ces lendemains, je les désire et je veux les construire avec toi. Enroulé, tout contre toi et en veillant à ce que, jamais, je n'apparaisse à tes yeux comme celui qui t'entraverait.
Tu vois S, tu me tiens ( comme tu disais), je n'ai pas peur de cette emprise. Au fond de moi, je la désire, je la désire parce que c'est toi.

Je veux continuer à t'apprendre par coeur, je n'en suis qu'aux premières lignes du texte, je veux savourer bien plus loin encore la saveur et le parfum de ton être.

Je t'attends, je te réchauffe, je t'embrasse, je te berce
Nos deux mains s'attendent ne les laissons pas crier ainsi.

R.



 

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