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Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

ton entre et mon entre et rien ventre-SR

Le 30/06/09

R,

Ta visite, ce soir m'a procurée... beaucoup d'émotion, m'a apporté là directement en moi, l'essentiel.
Oui, j'ai confiance sans pouvoir l'expliquer.
J'ai confiance dans une certaine destinée qui parfois au gré de visions et de rêves révèle des paysages,
des étoffes, des couleurs, des contacts puissants et charnels, des troubles étranges d'union au delà. Je sais qu'ils vont se réaliser...
Parce que je sens que tu le désires aussi fort que moi. Cette volonté mutuelle nous transporte et nous élève.
Tes rêves m'envahissent, me soulèvent. Lentement, ils font leur loi. Mes voix alors s'adoucissent et parfois même se taisent.
Je t'aime r. Peut être ne l'entends tu pas comme moi quand je le dis mille fois de mille façons au
sein de ma forteresse. Les mots, les lettres résonnent et me reviennent. Je t'aime si tu savais. A quel niveau,
à quelle hauteur et avec quelle profondeur. Les murs s'ouvrent alors tels des fenêtres, la lumière pénêtre
radieuse, presque palpable. Il fait jour comme en pleine nuit. Il fait chaud comme en hiver sur la terre. Les crapauds sont beaux, les princesses portent des jeans et leurs cheveux pas coiffés s'emmèlent aux caresses des princes.
 
Ta visite est un liquide qui hydrate chaque parcelle de ma peau, un liquide dont se gorgent mes cheveux et mes yeux secs.
Et puis dès ton départ, je tente et réussis de devenir imperméable à tout, à tous. Je veux n'être plus qu'un monstre
de toile cirée ignorant jusqu'au terme humide. Les larmes sont interdites, ne restent que les "intérieures" quand le manque est trop grand inhumain. Je garde tel un trésor dans mes paumes, le condensé de nos êtres.
Dieu de l'amour auquel je crois, priez pour nous, délivrez nous de tous sauf de...nous.
Je serre mes poings, les dents, les cuisses, pince mes lèvres désireuse de ne rien laisser suinter, pas la moindre petite goutte.
Qu'on ne me touche plus, ne m'ordonne plus. Tu es ma loi, mon phare. Ma signalitique.
Alors
Tu es devenu vital, r. Une nourriture. La sève par qui, de qui je suis désormais. 
Sans étreintes, je resssens encore plus surement notre "transfert", sa spirituelle et exaltante signification. Et ça tu sais parfaitement que je le sais.
Nous sommes pur chacun assis en face de l'autre. Des enfants apprenants, avides de savoir.
Des enfants qui se donnent la main pour traverser, se rassurer. Qui se donnent la main pour marcher vers demain et après plus loin.

Ma main serre ta main, l'autre est intantanément jalouse alors elle serre la seconde encore plus fort.
La première renchérit mon chéri. Je te jure quelle émulation!

L'été dernier en l'absence de tes yeux, j'étais tombée "en amour" comme ils disent, d'un fleuve bleu, lumineux.
Cet été je vais le retrouver, lui dire qu'il peut se faire du souci. Que des yeux bruns sont plus bleus que lui. Que deux mains
sont plus fortes que son courant. Qu'il nous manque plus qu'un lit pour nous coucher et nous aimer, un lit bien plus vaste que le sien.
J'aimerais r que tu puisses contempler ton rival, qu'ainsi vous puissiez éviter le pénal. 
J'aimerais r qu'il te subjugue à ton tour, et que lui le soit par notre amour.

Voilà, je voulais te "signaler" moi aussi que jsb mains tenant et que j'osais le penser de toi en même temps.

Rdsd  

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