Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Levaisseaudor

Levaisseaudor

Ecrire, marcher pour laisser une trace. Correspondances imaginaires entre des êtres improbables. l'art "appliqué" de la rencontre. Actualité culturelle pas forcément actuelle. carnets (extraits) poético-philosophiques Impressions de voyage à mille lieues ou ici même.

tu sais que je suis là-RS

Les images, mardi 16 juin 2009, depuis mon phare, ce soir, je sais que tu es là aussi

Bonsoir S,
Me noyer dans le travail pour ces derniers jours n'est pas de nature à m'éloigner de toi.
Si les SMS ne clignotent plus depuis 4 jours, ton souffle et ta respiration sont bien présents en moi.

J'ai appris ton rythme et la cadence de tes mouvements. J'écoute ton ipod comme un acharné tellement ma peau et ma chair sont imprégnés de ta présence.
Ce silence de quelques jours n'est qu'un leurre, je sens que nous sommes là l'un à l'autre.
Bien sûr, je souffre de tout ce qui commence à tanguer et qui annonce des changements de temps et d'espaces.

Aussi, je ressens à travers ce silence la marque de ta présence parce que je t'ai incorporée à mon existence dorénavant.
Je reconnais bien, là la hauteur où notre jonction s'est effectuée. Je ressens intimement qu'une partie de moi-même est vivante en toi.
Quand je t'écris, ce soir, j'entends que je te parle. Je vois tes yeux, tes mains et ton sourire. Le feu est allumé en nous , l'un par l'autre et ce pseudo-silence, paradoxalement, en est la preuve.

Tu vois, S, le vieux phare n'a rien perdu de sa détermination. Il sait réagir, le moment venu, pour t'envoyer sa lumière et te confirmer la voie d'un rivage solide et apaisant. Ce rivage c'est celui de nos enroulements, celui des mots que nous éprouvons le besoin de nous dire. Ce rivage c'est le nôtre que, finalement, nous n'avons jamais quitté et qui nous tient.

Le phare d'où je t'écris, le phare d'où je t'adresse ces mots est indestructible. Il se déplacera bien sûr, mais il conservera sa fonction, fonction entièrement dédiée à un seul être.
Ne crains rien, S, je veille et je comprends, mieux encore aujourd'hui, les enjeux, la portée de notre route.
L'île de notre rencontre est devenue nécessité, besoin, espoir et horizon.

Le silence de ces derniers jours, immédiatement après notre étreinte, est un cri. Je l'aime ce cri, il est la preuve irréfutable d'un devenir, d'un lendemain.
Oui, je souffre, mais je veille. Je veille sur ce feu que nous avons allumé ensemble et qui m'illumine.
S, tes mains, je les tiens, S, ton souffle, je le respire.

Ce silence, je le crois, crie plus fort encore, notre joie.

Sà toi, pour toi, R.

 



Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article